James Cameron
Ce mercredi 17 décembre, au cinéma, sort le très attendu troisième opus de la célèbre saga Avatar. Le premier volet, sorti en 2009, avait rencontré un vif succès avec près de 330 millions d’entrées à travers le monde, et l’obtention d’un chiffre astronomique au box office et qui demeure, par ailleurs, toujours en tête du classement international. Avec ce nouvel opus, James Cameron, le réalisateur à la tête du projet, élargit l’univers crée 16 ans plus tôt, exploite de nouvelles thématiques, promet encore trois heures de spectacle, mais signe aussi son grand retour dans les salles de cinéma. A cette occasion, nous vous proposons de revenir sur ce maitre du cinéma, à l’ambition exaltée, peut-être aussi colossale que son œuvre.

(Dick Thomas Johnson from Tokyo, Japan, CC BY 2.0 <https://creativecommons.org/licenses/by/2.0>, via Wikimedia Commons)
James Cameron, né en 1954 au Canada, est à l’origine d’une trentaine de réalisations, et parmi eux de véritables chef d’œuvres, même si c’est aussi son ascension fulgurante qui demeure fascinante. En effet, après l’obtention de son diplôme, James Cameron deviendra, dans un premier temps, chauffeur de camion et mécanicien, avant de s’imposer progressivement dans l’univers cinématographique, passant de corps de métier en corps de métier, alternant entre les activités de réalisation, de production, de co-scénarisation, de montage, de photographique, de maquettiste ou encore de supervision des effets spéciaux. En 1984, il signe pour son premier succès en salle, avec Terminator. Reconnu, à la fois par la presse et par les spectateurs, ce film mêle science fiction, thriller et action au sein d’un scénario proposant robot et voyage dans le temps, les idées principales du genre, tout en gardant une part d’exclusivité. Douze ans plus tard, il lui offrira une suite avec Terminator 2: le Jugement Dernier, qui, lui aussi, connaîtra sa part de succès. Ainsi, dès le départ, nous comprenons, que l’aspect futuriste du cinéma, dans ses effets spéciaux, ses techniques de production et de réalisation mais aussi dans les thèmes abordés intrigue James Cameron; même si, d’autre part, celui-ci semble être attiré par les scènes de naufrage. En effet, il réalise respectivement, Abyss, Titanic et Avatar la voie de l’eau, qui comprennent ses fameuses thématiques de bateau s’échouant.

(Towpilot, CC BY-SA 3.0 <http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/>, via Wikimedia Commons)
Par ailleurs, c’est Titanic, sorti en salle en 1997, qui permettra à James Cameron de gravir les échelons pour rejoindre les grands réalisateurs de son temps. En effet, en mettant en scène Leonardo Di Caprio et Kate Winslet dans le rôle de deux jeunes amants, Cameron transforme des faits historiques en une romance tragique, un drame qui a su émouvoir, au moment de sa sortie, pas moins de 400 millions de spectateurs à travers le monde. Aussi, les sommes astronomiques demandés par James Cameron aux fins de production ont contribué à faire de son projet une légende du cinéma. En effet, 200 millions de dollars on été nécessaire à la production de ce classique, demeurant en 1997, le film le plus cher jamais réalisé. Finalement, l’ambition et la prise de risque qu’a pris Cameron lui ont été plus que bénéfique, dans la mesure où Titanic est aussi inscrit comme le premier film milliardaire au box office. De plus son travail a largement été reconnu de par les diverses récompenses qu’a reçu le film. En effet, lors de la cérémonie des Oscars de 1998, Titanic a remporté pas moins de 11 statuettes dont le prix du meilleur film, de la meilleure réalisation et des meilleurs décors, ainsi que 4 Golden Globes. Finalement, ce film représente un véritable tournant dans la carrière de James Cameron, il lui a permis d’afficher son ambition mais aussi sa maitrise à manier les pratiques les plus complexes de la réalisation. D’un point de vue anecdotique, le tournage du film a su révéler l’exigence du réalisateur, beaucoup de personnes ayant témoigné concernant sa rigueur et son entêtement, donnant parfois lieu à des tensions.

William H. Rau, Public domain, via Wikimedia Commons
Ensuite, en 2009, avec la sortie du premier volet d’Avatar, James Cameron se distingue une nouvelle fois, s’écarte de la généralité, prône la création d’un projet unique et révolutionnaire, mutant véritablement les limites du cinéma alors établies, notamment de par les effets visuels construits par l’équipe et l’esthétisme du film même si la vertu symbolique que propose le scénario de cette science fiction a aussi su séduire les spectateurs. Particulièrement salué par les critiques, ce film ambitieux permettra à l’équipe entourant le projet de remporter 3 Oscars, un prix au célèbre festival de la Mostra de Venise, 2 Golden Globes et 2 BAFTA, qui salue notamment les prouesses techniques que relèvent fièrement Avatar. D’autre part, c’est pour des raisons purement techniques que James Cameron attendra pas moins de 13 ans, avant de signer pour son retour dans les salles de cinéma. En effet, le réalisateur, souhaitait voir la science avancer, notamment dans le domaine informatique, jusqu’à ce que celle-ci soit en capacité de relever les obstacles liés à ses exigences sur le deuxième opus. D’autre part, celui-ci fut aussi un véritable succès reconnu. Cependant, avec le troisième volet, certains fans s’inquiètent de la tournure redondante que pourrait prendre la saga, écrite sur cinq épisodes, et aussi de la longueur des opus qui, progressivement, battent de nouveau record. Les attentes liées à la récente sortie du troisième volets sont donc controversés entre impatience, confiance et peur de perte de contrôle, ennui et redondance.

Finalement, James Cameron, cinquième réalisateur à atteindre le milliard de dollars, est un artiste reconnu à l’international pour le caractère exceptionnel de ses projets, son ambition, sa rigueur, son désir de vouloir casser les codes en proposant des projets toujours plus colossaux. Il illustre ainsi l’essence même du septième art, la conviction que le cinéma n’a pas de limite.


