Affaire de la patineuse Kamila Valieva
Les jeunes patineuses russes sont reconnues pour leurs talents à travers le monde. Cependant depuis quelques années le public a découvert le côté beaucoup plus sombre de ce sport notamment à travers l’histoire de Kamila Valieva durant les Jeux Olympiques d’hiver de 2022 à Beijing en Chine.
Kamila Valieva née en 2006 est une patineuse artistique russe qui a été championne du monde junior en 2020 et a aussi remporté le Grand Prix Junior ISU qui est une compétition internationale. Sa carrière est en plein essor tout comme les nombreuses patineuses de l’équipe de Eteri Tutberidze qui a notamment entraînée Alina Zagitova championne du monde , Loulia Lipnitskaïa double championne du monde ou encore Alexandra Troussova.
A seulement 15 ans Kamila Valieva a effectué un contrôle en 2021 dont le résultat positif au trimétazidine qui est un dopant est annoncé le 11 février 2022 durant les JO.
Avant l’annonce, le 7 février, la jeune patineuse avait effectué un exploit, elle réussit à faire un quadruple saut jusqu’à alors jamais réalisée lors de son passage libre en équipe
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Après l’annonce elle est tout d’abord disqualifié puis le Tribunal Arbitral du sport annonce son verdict, Valieva peut conquérir aux individuelles femme, avec tout de même l’annonce qu’aucune médaille ne sera remise. Après cette annonce, sûrement à cause de la pression mentale, Valieva finit quatrième au podium avec quatres chutes et ressortira en pleure. Thomas Bach (président du CIO) critique vivement son entraîneuse qui, au lieu de rassurer Valieva, avait un comportement dédaigneux envers celle-ci et lui reproche d’avoir abandonné.

Cette histoire assez dramatique nous permet de mettre en avant la pression de ces jeunes patineuses notamment par Eteri Tutberidze.
Cette entraîneuse reconnue pour ces méthodes d’entraînement abusives sur de très jeunes filles, qui sont très souvent critiquées notamment à cause de leurs impact sur la santé.
En effet, d’une part pour pouvoir effectuer des quadruples sauts il faut avoir un taux musculaire très élevé avec une masse très faible. De plus, les pré-rotations sur un corps en croissances entraînent des problèmes au dos mais aussi des blessures aux jambes incurables. Ces patineuses souffraient de sous-alimentation, elles effectuaient un contrôle avant chaque entraînement avec un poids pouvant dévié de maximum 200 grammes, ces contrôles devenant de plus en plus dure a supporté avec l’âge. Cela explique le fait que les carrières de ces patineuses sont souvent courtes.
D’autre part, ces patineuses sont formées à n’être satisfait qu’en cas de réussite. On le remarque notamment avec Alexandra Troussova qui affirme, en pleure après ne pas avoir remporté la médaille d’or aux JO “ je ne patinerai plus, je déteste ce sport”.

Pour conclure, l’affaire Valieva nous permet de mettre en avant les dérives de ce sport et met aussi en avant l’importance de protéger les jeunes athlètes face à cela.


