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Noël en déclin : réalité ou impression

L’idée que Noël soit aujourd’hui une fête commerciale plutôt qu’une fête religieuse se répand. Ainsi, Noël aurait perdu de sa magie. Mais est-ce la réalité, ou bien une idée portée par les paroles ? Noël est-il voué à disparaître ou bien à se laïciser ?

 

Tout d’abord, Noël est devenu aujourd’hui surtout une occasion pour les familles de se réunir. Cette idée est celle de 77% des français en 2012, 10 points de pourcentages de plus qu’en 1997. L’importance de se réunir ainsi peut être lié à un attachement aux souvenirs d’enfance, mais aussi le plaisir de voir la famille parfois éloignée que l’on voit rarement. 

Pour prouver l’impression que Noël est une fête commerciale est portée par 81% mais l’avis reste, que malgré cette réalité, l’amour pour cette fête ne diminue pas. Ces chiffres ont été récoltés par l’Ifop en 2012, mais bien qu’anciens, ils sont toujours d’actualité. Ils ont été obtenu grâce à un échantillon de  personnes âgées d’au moins de 18 ans 

Ainsi la conservation de la tradition de se retrouver en famille, et l’attachement à ces traditions, contrent la théorie que Noël serait en train de disparaître. Peut-être cette fête de fin d’année évolue-t-elle simplement. 

L’évolution de Noël est matérialisée par les nouvelles manières de la souhaiter. Si évidemment “Joyeux Noël” est toujours utilisé couramment, les expressions telles que “bonnes fêtes” ou “bonnes fêtes de fin d’années”, bien que semblant anodines, sont de véritables preuves de la laïcisation de ces fêtes. Dans le but de poursuivre cette laïcisation, certains pays ont définitivement passé l’étape. 

Malgré la forte présence du catholicisme en Amérique du Sud, un pays s’est séparé de l’Eglise en 1917, et cela de façon bien plus forte que la France sur l’exemple de Noël. En Uruguay, la fête chrétienne a changé de nom pour devenir la “fête de la famille”, et se permet donc d’abandonner les traditions religieuses. L’Uruguay est pourtant un pays qui se compose, selon Courrier Internationnal, de 42% de catholique, de 15% de protestant, et de 37% d’agnostiques ou d’athés, et reste donc encore majoritairement catholique. Malgré cette majorité, vous ne trouverez pas de crèche ou autres signes religieux dans l’espace publique

Cette décision n’est en revanche pas acceptée par tous, car l’archevêque de la ville de Montevideo organise des manifestations avec des banderoles contre la laïcisation de Noël. 

 

Mais Noël est également victime de l’inflation. En effet, une étude de Cofidis, relayée par Le Figaro, dévoile que le budget moyen par foyer n’a jamais été aussi bas depuis 2017, avec 491 euros, ce qui représente seulement 6 euros de moins que l’année précédente, en 2024. Mais la différence se fait davantage sur le budget médian prévu par les foyers, qui est de 350 euros, c’est-à-dire 50 euros de moins qu’il y a un an. Noël dépend donc, en partie, de la situation économique

 

Enfin, Noël peut aussi représenter un poids pour les familles, et ainsi venir ternir l’ambiance de la fin d’année. L’achat des cadeaux, la préparation du repas, et toutes les choses à réaliser avant les fameux repas de Noël et les réunions de famille peuvent être une réelle source de stress, et un peu plus de charge mentale. Noël peut alors vite perdre de sa magie, et devenir désagréable