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Du conte pour enfants à l’horreur

Pour beaucoup d’entre vous, l’enfance s’associe à des contes et autres mythes qui vous ont bercé depuis vos plus jeunes âges. Si l’on nomme certaines figures mondialement connues telles que Winnie l’ourson, Peter Pan, Bambie ou encore Pinocchio, un sentiment réconfortant monte aux cœurs d’une partie importante de personne. Mais, pour plonger dans l’horreur pure, et définitivement détruire vos enfances, plusieurs créateurs de contenus de divertissement se sont passé le mot pour reprendre ces histoires, en les réécrivant avec quelques modifications macabres.

Rappelons, en premier lieu, une douce histoire. Un petit garçon, nommé Jean-Christophe, aimait aller voir ses amis, Winnie, Porcinet, Tigrou, Bouriquet et autres amis dans une forêt. Ici, en si bonne compagnie, ce petit innocent garçon va vivre pleins de merveilleuses aventures. Où est le terrifiant me direz-vous ? Et bien, lorsque Rhys Frake-Waterfield décide de reprendre cette histoire, il y ajoute une touche sanglante. Notre petit JC, dans le film Winnie the pooh : Blood and honey, quitte ses amis de la forêt pour aller vivre sa vie de jeune adulte, réaliser ses études, et se fiancer. Il décide alors d’amener sa promise dans cette forêt pour retourner voir ses anciens amis et les lui présenter. Malheureusement, c’est ici que les choses prennent une tournure plutôt rouge. Winnie et Porcinet, étant tellement vexé du départ de JC, ils ont tous simplement décidé de dévorer leur ami Bouriquet, et sont bien décidés à prendre leur revanche sur JC et sa fiancée. Une suite sera réalisée, ainsi qu’un troisième Winnie the pooh : blood and honey se prépare.  Rhys Frake-Waterfield ne s’est pas arrêté là. Il a également repris Peter Pan, qui est devenu un kidnappeur d’enfant, les retenant dans son pseudo monde imaginaire, où la poussière de fée n’est autre qu’une drogue pour retenir les enfants, dans le film Peter Pan neverland nightmare. Il souille également un grand classique, où le cerf tout innocent du conte de base devient un slacher, n’ayant pour but que tuer, avec horreur, tous les humains qu’il croise après avoir bu de l’eau contaminée le transformant en un monstre, je parle ici de Bambi, dans le film Bambi the reckoning. Ce que l’on peut retenir, c’est que ces films vont faire un carton monstrueux à leurs sorties.

Ce réalisateur ne compte pas s’arrêter là, seulement avec son premier film d’une longue série qu’il voudrait réaliser par la suite. Dans ses futurs reprise, on y voit Pinocchio dans Pinocchio unstrung, on suit un garçon rendant visite à son grand-père qui lui présente une marionnette magique, emmené dans le monde réel, où tout prend une tournure sanglante, Alice au pays des merveilles, transformé en Alice and the mad hatter, Alice, une prostituée et un homme complètement obsédé par elle, Mary Poppins en Mary Poppins blood and broomsticks, une kidnappeuse, et beaucoup d’autre encore tel que la belle au bois dormant, Tarzan et Blanche neige. Il compte créer ce qu’il appelle le poohniverse, qui pourrait véritablement s’apparenter à l’univers MARVEL, le principe est le même, il veut créer une suite de film d’horreur, sur la seule base d’histoire d’enfance. Tout cela est possible, grâce à une loi américaine, qui dit qu’une œuvre, quelle qu’elle soit, entrera dans le domaine public, 95 ans après sa première publication, tandis que pour les œuvres les plus récentes, il faut attendre seulement 70 ans après le décès du créateur. Rhys Frake-Waterfield n’a plus qu’à sagement attendre que ses futures inspirations pour ses films évoqués plus haut touche le domaine libre de droit pour mettre en place son poohniverse.

Ce réalisateur n’est pas le seul à avoir eu cette idée, un certain Jamie Bailey, lui, a souillé l’image même de Disney, à savoir Mickey Mouse, dans Mickey Mouse’s trap. Il s’inspire de la toute première version de Mickey Mouse, Steamboat Willie, seulement 24h après sa sortie dans le domaine public. Ce film a moins marché que ceux du réalisateur Rhys Frake-Waterfield. Si vous aimez frissonner, ces horreurs vous sont destinées mais, gare à vous, vous risquez de ne plus raconter certains contes aux plus jeunes, votre vision de votre jeunesse et de ces contes risque d’être fortement touchés. Osez, et vous verrez.